Mais qui est ce généreux donateur qui ‘sévit’ depuis quelques jours sur la toile?

Une interview exclusive de BXL Media – Almouwatin TV par Aurora Mary COLOMBO, journaliste d’investigation.
Jean Lupin ou Mister X c’est ainsi qu’il se fait appeler anonymement sur Facebook, mais aussi sur les parebrises où il dépose de généreux mots et parfois même un don destiné à promouvoir le vivre ensemble et la solidarité entre les personnes en cette veille de Noël.
Mais qui est vraiment ce mystérieux donateur ?
J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec lui et même de pouvoir l’interviewer en toute intimité.
Je lui laisse à présent la parole, il a un message à vous transmettre chers auditeur.trice.s de BXL – Media Almouwatin TV.
« Quelques jours avant Noël et j’en suis là à me retrouver dans quelque chose que j’ai créé au moment où le personnage de Jean Lupin est né il y a peu, c’est à dire le 11/12/2019…
 
Comment est il né, quand, pourquoi? Mais en fait il a toujours habité en moi, d’une façon ou d’une autre, il existait déjà…
 
J’ai toujours depuis tout petit de la curiosité pour ce qui m’entoure, très précoce en beaucoup de domaines, les mathématiques m’embêtaient mais pour le reste tout allait, tout roulait comme l’on dit. Tout était si facile pour moi que c’est bien simple, je m’ennuyais à l’école et à mon époque tout cela était si peu pris en considération, on ne s’alarmait pasoutre mesure et je pouvais être considéré comme un cancre, alors que… Oui j’étais  » différent », certains de mes instituteurs avaient mis le doigt sur mes capacités indéniables, mais ne pas être compris, cerné, je devais à chaque fois composer avec cela avec le regard des autres envers moi. 
 
En moi, il y avait déjà des choses qui étaient compliquées à partager avec les autres. Je pouvais partir seul en la forêt alors que j’avais 8 ans  et j’ai été vite indépendant, autonome, je tenais à ma liberté et rien et ni personne ne me retenait, j’étais cet électron libre déjà si jeune… J’observais la nature, les animaux, je ramenais chez moi des objets d’origine naturelle,  dans la forêt j’étais capable d’apprivoiser un écureuil à force de patience et me faire adopter par lui. Mais j’étais cet hyper actif, boulimique de tout faire, de tout voir, de faire tout ce qu’il me passait par la tête et j’ai fait n’importe quoi aussi, et des bêtises, je me suis cherché, j’ai expérimenté et cela m’a causé pas mal de problèmes et j’aurais put me retrouver sur le chemin de la délinquance et une fois de plus comme de toujours en ma vie c’est moi et surtout moi qui ai décidé de changer cela et de me reprendre avant trop tard… 
 
Mon hypersensibilité, le fait d’être ainsi touché par le sort des animaux et des gens , l’écorché vif que j’étais et suis toujours, pourquoi m’avoir donné cela à la naissance, comme un fardeau, alors que je sais aussi que c’est une bénédiction car cela me rappelle que je suis un homme avec des choses en moi parfois assez confuses et inexplicables, mais ressentir de telles émotions si impalpables parfois me mettent en garde de ne pas dépasser des lignes, celles de là où au delà je me perdrais , où j’aurais mal car ce ne serait alors pas moi…
 
J’ai 50 ans et je m’en veux toujours d’avoir un jour crevé l’œil de mon chat sans le désirer en jouant avec un arc à flèches de fortune , sale con ! 🙁 
J’en ai souffert longtemps de cette stupidité, je me suis senti responsable, je n’ai jamais voulu de mal gratuit ni aux animaux, ni aux gens, mais… 
Et j’en pleure directement à cette écriture, cela y est je m’enfonce en mes tréfonds de l’enfance car c’est là aussi que se nichent des éléments de qui je suis et ce qui m’a fait… 
 
J’ai perdu mon chien, mon ami le plus fidèle à mon adolescence, encore une fois de ma faute; j’ai subi un énorme traumatisme mais l’on ne m’a pas suivi et cela me secoue toujours: J’étais partie en équipée avec mon chien en forêt, là se trouvait des oeufs empoisonnés à la stricnine pour les rats, déposés par le garde chasse, je n’ai pas fait attention au fait que mon fidèle ami en aie mangé un… Le lendemain matin comme toujours je me suis levé pour aller le chercher dans le garage avant d’aller à l’école et l’image est horrible: Je retrouve mon  chien qui a dessiné un cercle de sang tout autour de lui, il est mort en d’atroces souffrances.
 
Je pleure comme il y a longtemps à ces évocations, je vais chercher mes ressentis et je n’en peux plus, je désire me réfugier dans les bras de  quelqu’un, mes soubresauts dans les pleurs sont assez perturbants, l’enfant en moi se réveille et tout revient, je ne vais pas en sortir spécialement indemne cette journée, mon chien qui est ici se demande ce qu’il m’arrive et je le prends très fort en mes bras, lui il est vivant, lui il est là, lui il ne m’abandonne jamais et lui aussi j’ai peur de le perdre et il me ressemble là il est couché à mes pieds à présent, il se plaint, il geint, il s’inquiète pour moi… Je le resserre très fort et je lui dis que je l’aime!!!
 
On m’a laissé aller à l’école, était ce bien, était ce mal? Je ne sais , mais ce jour là j’ai bousculé un ami qui m’a juste demandé: Est ce que tu vas bien? Je l’ai poussé et je me suis enfui de l’école en mes douleurs et j’ai fait l’école buissonnière, on a appelé mes parents, ils ont bien sur compris ce qu’il m’arrivait et sur ce coup là j’ai été assez compris et n’ai pas été sermonné…
 
Mon existence a été ponctuée d’attaques en cause de ma différence et là où j’étais talentueux je ne creusais pas spécialement, je vivais simplement sans trop m’inquiéter  de mon avenir et ne trouvant pas de suite le bon chemin.
 
Artiste je l’ai toujours été, imaginatif, scénariste, écrivain, poète, surréaliste, décalé tout cela est en un, en ce Jean Lupin qui à présent comprend et peut s’en délecter enfin, enfin je sais pourquoi et comment, je connais les raisons de ces talents conjugués…
 
Mais je n’ai pas de structure académique, mon écriture assez automatique me ressemble trop je pense mais partout où l’on retrouve de mes textes, mes écrits ne laissent personne imperturbable, plus d’une fois on « pioche » mes textes qui parlent et font résonnance à des faits de société, à des personnes en particulier. 
 
Je divise: Je laisse une impression qu’elle soit bonne ou mauvaise mais on se souvient de là où je passe, je le sais, je le vois, on me le répète tout le temps, tout le temps… Cela devient parfois lourd là où en fait je recherche une reconnaissance peut être, mais surtout l’amour, le vrai, le fusionnel, l’amour d’une vie et non ces amours fugaces, de corps seulement, de chair facile où là encore j’ai expérimenté très tôt et tout vouloir apprendre, tout connaître, au sens physique mais j’y ai ajouté moi le goût spécial aux scénarios érotiques et là oui je me suis perdu, mais si je n’avais pas gouté à cela et tout vécu de cette façon, ne serais je pas frustré à présent ?
 
 A ces jours je sais vivre la différence entre ces amours là et celui d’une quête de ma part, ma muse, mon Saint Graal … 
 
Sans rire, là où mes amis hommes m’envient pour mes conquêtes que je ne compte plus et là où ils ne peuvent comprendre comment je fais, je veux bien tout reprendre à zéro et les échanger toutes, je dis bien toutes contre une seule et belle personne, la plus belle de toutes, c’est à dire mon double, celle avec qui je serais alors en totale fusion et ce sans confusion, sans concessions.
 
Depuis, j’ai évolué dans le cadre de mon travail passion où j’excelle car j’adore ce que je fais, c’est passionnant, c’est mystérieux, c’est enrichissant et cela pourrait me faire vivre chichement, mais je m’oublie, bien souvent pour ma compagne du moment, pour mes proches, pour des inconnus, pour des soi disant amis qui opportunistes profitent de moi le temps d’une arnaque, d’une trahison tel un coucou s’installe dans le nid et tente de m’en éjecter en souhaitant prendre la place, mais ils ne sont pas moi, il ne suffit pas de faire comme moi, il faudrait être moi… 
 
Et être moi ce n’est pas donné à tout le monde, je me sais unique, est ce prétentieux?
 
Oui , nous sommes tous différents et uniques, je respecte tout le monde j’aime la diversité des genres, je respecte la simplicité de certaines personnes, parfois j’aimerais être franchement plus « con » et comme l’idiot du village ne pas me soucier de la vie, me contenter d’une gentille femme simple et vivre la banalité mais je sais que ce n’est pas pour moi. A l’heure actuelle je suis heureux, seul mais heureux très curieusement, tout
en sachant de façon pertinente que ce n’est que provisoire mais j’ai évolué de façon fulgurante ces derniers mois comme lorsque j’ai dit il y a 4 ans : STOP ! 
 
Je cesse de vivre de femme en femme, cette fois je dois retrouver mon essence pour les sens de ma vie , celle à laquelle en secret j’ai toujours en fait aspiré… 
 
Et je dois penser à moi d’avantage, et c’est ce que je fais, je tente de faire…
 
Une douleur, en fait deux, coup sur coup, deux femmes se suivant très belles, attirantes, les beautés fatales dont tout homme ne peut sortir indemne de la relation si il n’y prend garde, mais je les ai quitté de mon propre chef n’étant pas retenu par leurs plastiques et me sentant utilisé, pas aimé à juste titre avec la même force que je pouvais leur développer, la puissance de feu n’était nullement égale entre elles et moi. Les femmes perdues ce sont elles, ce sont elles qui mourront malheureuses, mais pas moi, cela aussi je le sais, j’ambitionne un autre amour bien plus en déferlante que cela…
 
Encore une fois là où nos êtres rejoignent les échos de l’univers qui someillent en nous, là où je désire m’élever et communier avec l’âme de ma compagne là où parfois le mot confiance je ne dois plus le proposer sur un plateau d’argent mais qu’ensuite on jette aux orties après la trahison quoi qu’elle revêt comme habit…
 
J’ai une telle empathie pour les autres, je m’inquiète, je désire aider, apporter de la lumière aux autres, j’écris beaucoup et je partage de tant de façons mais pas de façon anonyme, non sous un autre nom, avec ma forte personnalité et ce qui fait que je sois atypique, les discours sont les mêmes, je suis lemême mais le fait que je sois anonyme à présent peut être contribue à l’effet enfin qui est là, qui existe, les gens autour de moi se réveillent et enfin je me sens moins seul…
Je suis un déclencheur, un levier, un vecteur mais pas pour semer le chaos ni le mal, je me sens concerné par le mal être général des personnes, du marasme qui les emporte, là où ils ne trouvent pas leurs places, je connais tant de vérités mais eux?
 
Comment les interpeller, les éveiller à se souvenir qu’ils ont une conscience, comment ne pas les choquer de façon gratuite comme je peux parfois le faire et que cette fois ce soit réellement porteur?
 
 La force des mots et sa façon de les transporter, de main en main, de  (parebrises en parebrises) là où les gens gesticulent en roulant, là où ils se mettent en mode sécurité envers les autres et qui est pour beaucoup le bureau, la seconde maison ou même lorsque d’un coup cela devient un lieu principal de vie pour une personne qui a tout perdu du jour au lendemain et qui squatte en sa voiture pendant qu’il la possède encore pour un moment… 
 
Bref, il est impossible de tout faire ressentir, mais là je pense que je me suis ressourcé, retrouvé, j’ai retrouvé ma sérénité  intérieure et je me sens si « magistral » et enfin prêt à communier, à communiquer avec quiconque sur ma façon de voir la vie, les choses, ma philosophie de pouvoir renoncer aux choses matérielles et de s’arrêter à l’être humain, c’est nécessaire de le reconnaitre et de le comprendre, de le vivre et ainsi le communiquer aux autres qui eux mêmes comprenant à leur tour se permettront car les exemples existeront de servir eux aussi de vecteur, de lien pour les autres , les autres qui en écho répèteront à l’infini ces modes opératoires d’humanité tout simplement… 
 
Il faut absolument retourner aux sources, aux formes multiples de trocs, d’échanges entre objets et humains au delà de la valeur intrinsèque mais en s’inquiétant de la valeur de l’humain, là où beaucoup sont persuadés de ne rien valoir tant leurs vies ne sont pas vécues avec force, ils n’ont aucune audace car on les a stoppé net un jour dans leurs ascension de soi… 
 
Tant de dilemmes, tant de causes à effet et moi là dedans qui cherche, qui cogite et qui enfin réalise avant de se réaliser soi même. La voie est belle, plus éclairée à présent devant moi, elle s’étale, j’ai pris des chemins de traverses fort heureusement et c’est cela qui m’a d’avantage éclairé, plus que la norme…
 
Je vais et je viens, tel un pèlerin peut être? Celui du chemin de Compostelle, mon chemin à moi et je me ressource à la source de Jouvence de tout un chacun et à présent je croise les doigts mais je ne croise pas les bras, je délie les langues et les doigts vont s’agiter pour écrire et faire circuler sur des papiers les reflets des âmes, avant les actes qui devront être enfin nécessaires, aussi… »
Jean Lupin (Mister X)
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À propos Lahcen Hammouch