L’ONU étend son enquête sur la mort mystérieuse de son leader en 1961

28 déc 2019

AFP / File / –Seul le deuxième secrétaire général de l’histoire de l’ONU, Dag Hammarskjold a été tué avec 15 autres personnes le 18 septembre 1961 lorsque leur avion s’est écrasé dans ce qui était alors connu sous le nom de Rhodésie du Nord

Vendredi, l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé une résolution prorogeant l’enquête sur la mort mystérieuse en 1961 du secrétaire général Dag Hammarskjold.

Le diplomate suédois voyageait en Afrique australe pour une mission lorsque son avion s’est écrasé.

Le texte, initié par la Suède et coparrainé par plus de 100 pays, a été adopté par consensus sans vote.

La Suède a recommandé le renouvellement du mandat de l’avocat tanzanien Mohamed Chande Othman, qui dirige l’enquête depuis plusieurs années.

Dans son dernier rapport, publié début octobre, Othman a accusé les États-Unis et la Grande-Bretagne de ne pas divulguer d’informations concernant la mort de Hammarskjold.

Seul le deuxième secrétaire général de l’histoire de l’ONU, Hammarskjold a été tué avec 15 autres personnes le 18 septembre 1961 lorsque leur avion s’est écrasé près de la ville de Ndola dans ce qui était alors connu sous le nom de Rhodésie du Nord, aujourd’hui la Zambie.

À l’époque, il cherchait à unir le Congo et à empêcher la sécession de la province du Katanga, riche en minéraux.

Deux enquêtes ont conclu que l’accident était dû à une erreur du pilote. Mais depuis 2014, de nouvelles sondes se sont concentrées sur un complot possible, une théorie confirmée par le dernier rapport d’Othman.

« L’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis doivent être presque certains de détenir d’importantes informations non divulguées », a-t-il écrit.

La résolution a exhorté les États membres, « en particulier ceux mentionnés dans le rapport, à divulguer tous les documents pertinents en leur possession ».

Dans son rapport, Othman a mentionné la probabilité que les États membres de l’ONU aient intercepté des communications liées à l’accident, ainsi que l’existence de moyens aériens katangais qui auraient pu attaquer l’avion du secrétaire général.

Il a également cité la présence de forces étrangères, y compris des pilotes et des agents de renseignement, sur le terrain au moment de l’accident.

Source AFP

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